Favoriser les modes de gestion des territoires qui prennent en compte l’ensemble des facteurs du développement durable est l’une des missions du Cerema. Un vaste programme qui met en lumière la pluridisciplinarité de ses compétences et qui mêle de très nombreux enjeux : la mobilité, l’habitat, les équipements et les espaces publics, le développement économique, la prévention des risques, la qualité environnementale, etc.
Dans le cadre de ses travaux sur la caractérisation des transferts de polluants dans les eaux pluviales le Cerema porte notamment deux projets innovants.

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- Témoignage : Véronique Heili (Responsable du laboratoire d'essais sur Géosynthétiques).
Projet OPTech : Evaluation des capacités de traitement des dispositifs de filtration des eaux de chantier. La Directive Cadre sur l'Eau (DCE) impose de traiter les eaux de ruissellement des plates-formes de terrassement afin de limiter la migration de fines préjudiciables aux plantes, plancton et organismes aquatiques lors du rejet dans le milieu naturel ; l'absence de doctrine technique sur les dispositifs temporaires de traitement de ces eaux de chantier et l'absence de données sur leur efficacité dans le temps ne permettent pas de rédiger des recommandations pour leur dimensionnement et leur entretien. Les objectifs de l'action sont de :
- comparer les différents dispositifs de filtre actuellement utilisés (filtre à pailles, coco, gabions, géotextiles ou géogrilles montés sur cadre, ...),
 - définir des modalités de mise en œuvre,
- déterminer les vitesses de colmatage et les capacités d'épuration,
- proposer des spécifications techniques pour assurer une durée maximale de traitement avant colmatage,
- évaluer leur efficacité en situation réelle, afin notamment de prendre en compte les dispositifs de traitement amont (bassins de décantation).

- Témoignage : Rémi Suaire (Responsable de l'atelier Nature en Ville et Adaptation au Changement Climatique).
Projet : Caractérisation de l’impact environnemental des PUNR. Face au développement de l'utilisation des broyats de pneus usagés dans les ouvrages de gestion des eaux pluviales, les collectivités et les services de l’État s'interrogent sur les limites de cette application. Les pneumatiques usagés contiennent en effet de multiples substances polluantes, notamment certaines substances dangereuses prioritaires listées dans le cadre de la Directive Cadre sur l'Eau 2000/60/CE (cadmium, nickel, plomb, benzène, hydrocarbures aromatiques polycycliques...), qui pourraient être rejetées lors du contact prolongé entre ces PUNR et les eaux pluviales, dans un contexte d'utilisation en ouvrage de stockage. Or, à ce jour, l'innocuité environnementale de cette application n'a toujours pas été démontrée. Le Cerema a donc, à la demande du ministère de l’Écologie, mis au point un protocole expérimental couplant des essais en laboratoire et des mesures et analyses sur des ouvrages pour déterminer l’impact environnemental des PUNR mis en œuvre dans des ouvrages de gestion des eaux pluviales. Les essais en laboratoire sont en cours et les premiers résultats obtenus permettront de finaliser le protocole de la phase « terrain » avant son lancement.