Contrairement aux substances chimiques classiques, la toxicité des nanomatériaux dépend non seulement de leur composition mais également de toute une gamme de variables (structure, taille, chimie de surface,…). Au cours du projet NanoZnOTox, nous avons notamment évalué l’impact de la chimie de surface de nanoparticules d’oxyde de zinc ZnO sur leur stabilité (photo-physique et physique) et leur toxicité vis-à-vis de cellules bactériennes.

Nos résultats montrent que si les particules sont utilisées à faible concentration, elles se décomposent en milieu aqueux et que la toxicité provient principalement des ions zinc (+2) libérés. A plus forte concentration et sous irradiation lumineuse, les particules ZnO sont stables et génèrent des espèces réactives de l’oxygène à fort caractère oxydant et donc potentiellement toxiques. Cette toxicité n’est pas directement mesurable en raison des conditions non physiologiques que de telles concentrations imposent aux cellules. Cependant, une démarche basée sur l’évaluation de dégâts causés aux biomolécules montre des lésions photo-induites dépendantes de la chimie de surface et partiellement liées à la photoréactivité des particules considérées.

Bioperception, toxicité et stabilité de quantum dots d’oxyde de zinc  - Porteur: LRGP Nancy- Financement : ANR - Partenaires: LCPME Nancy, IS2M Mulhouse, LSMCL Metz, LIMOS Nancy