Le LIEC est une unité mixte de recherche (UMR 7360 CNRS Université de Lorraine). L'objectif premier du LIEC est de comprendre le fonctionnement des écosystèmes continentaux fortement perturbés par l'activité humaine, afin de mieux maitriser les actions et procédés de réhabilitation des milieux. Dans ce but, nous mettons en œuvre une recherche interdisciplinaire alliant les concepts et méthodes de la minéralogie environnementale, de la science du sol, de l’écologie microbienne, de la physico-chimie colloïdale, de l’écotoxicologie, de l’écologie fonctionnelle.

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Cinq thématiques structurent l'activité scientifique du LIEC :
•    Eco-dynamique et éco-toxicité des contaminants (EDEC)
•    Fonctionnement des écosystèmes perturbés (FEP)
•    Diversités et interactions biotiques et abiotiques (DIBA)
•    Théorie et modélisation intégrée des systèmes (TEMIS)
•    Caractérisation et remédiation des milieux anthropisés (CARMA)

Témoignage : Emmanuelle Montarges-Pelletier (CR CNRS) animatrice de l’axe Territoires Urbains et Industriels en Mutation de la Zone Atelier Moselle.

Dans le cadre de la Zone Atelier Moselle, nous avons fait émerger un observatoire pluridisciplinaire sur l’Orne, un affluent de la Moselle. Notre consortium de scientifiques (LIEC, LCPME, CRPG, GEORESSOURCES, LOTERR (laboratoires de l’Université de Lorraine et du CNRS), LHN (ANSES), LIST (Luxembourg), LERFOB (AgroParisTech)) en partenariat avec le Syndicat de Valorisation Ecologique de l’orne (SVEO) et l’Agence de l’Eau Rhin Meuse (AERM), vise à mettre en évidence le bilan à court et long termes des travaux de réaménagement du cours d’eau. Les évènements de crue, en lien direct avec les précipitations, sont particulièrement suivis, car ils révèlent l’impact des travaux sur le régime hydrodynamique du cours d’eau ainsi que les différentes contributions qu’intègre le cours d’eau d’amont en aval. En développant d’une part une méthodologie pour différencier les masses d’eau, d’autre part une approche multi-marqueurs (minéraux, organiques, microbiologiques) pour différencier les contributions naturelles, urbaines et industrielles, nous avons d’ores et déjà pu distinguer les contributions locales en début d’événement pluvieux, marquées par les signatures bien spécifiques des réseaux urbains. Notre projet couvre plusieurs volets, comme l’influence de la végétation et de l’occupation des sols à l’échelle du bassin versant sur la qualité des eaux, ou encore le développement d’indicateurs fonctionnels pour mieux diagnostiquer la qualité écologique du cours d’eau.