Traitement

Station d’épuration de la Basse-Zorn

67720 Rue de Gambsheim, Weyersheim, France

La station d’épuration de la Basse-Zorn, de toute dernière technologie, particulièrement écologique comprend une filière de méthanisation des boues. Ce dispositif permet une réduction de la quantité de boues résiduaires ainsi que la production de biogaz, valorisé en chaleur et en électricité.

 

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

La méthanisation : une solution durable, pérenne et économique.
La méthanisation est un procédé naturel de fermentation bactérienne en l’absence d’oxygène.

Elle stabilise la matière organique et elle produit à la fois :

  • Une énergie renouvelable, le biogaz (2/3 méthane, 1/ CO2)
  • Un biofertilisant de grande qualité valorisable en agriculture.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Le fonctionnement de la station : de l’arrivée des eaux usées au traitement des boues en passant par des étapes clés comme les prétraitements, le traitement biologique, le prétraitement des boues, ou encore la cogénération.

Chiffres clés

Date de mise en service : septembre 2014
Capacité de traitement : 30 000 équivalents-habitants (EH)

Volume journalier d’eaux usées traitées :

  • Par temps sec : 30 000 EH (habitants : 20 500 EH, industriels : 9 500 EH)
  • Par temps de pluie : 45 000 EH

La station d’épuration de du Pays d’Erstein, de toute dernière génération, comprend un bassin de pollution, une filière eau à double file (deux bassins d’aération et deux clarificateurs), une unité de déshydratation des boues par centrifugeuses et une plate-forme de compostage.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Cette station, met en avant plusieurs innovations phares :

  • La technique liée au process avec la mise en place de surpresseurs d’airs à vis permettant de réaliser des économies d’énergie sur le principal poste de consommation : l’aération.
  • Le pilotage de l’aération avec des sondes de nouvelle technologie (ammonium / nitrates) permet d’optimiser les consommations énergétiques et d’atteindre un excellent niveau de traitement, notamment pour les différentes formes de l’azote.
  • Le traitement des boues avec deux centrifugeuses dont les performances permettent de déshydrater les boues jusqu’à une siccité de 21 à 22%.
  • Le compostage des boues, sur le site même de la station, dans une usine de compostage moderne et fonctionnelle, en mélangeant celles-ci avec des déchets vert provenant de déchetteries.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Le fonctionnement de la station : une station à double file permettant d’assurer la continuité du traitement en cas de grosses interventions.
La Zone de Rejet Végétalisée, créée entre le point de rejet de la station et l’Ill, et qui assure notamment un rôle de biotope et la création d’une zone humide avec des bassins de différentes tailles et profondeurs.

Chiffres clés

Date de mise en service : juillet 2014
Capacité de traitement : 33 000 équivalents-habitants (EH)
Volume journalier d’eaux usées traitées par temps sec : 5 000 à 6 000 m3/jour
Volume journalier d’effluents traitable par temps de pluie : 16 100 m3/jour
Volume des bassins d’aération : 2 x 4 000 m3
Surface des clarificateurs : 2 x 634 m²
4 300 kg de boues brutes produites par jour à capacité nominale
La production annuelle de boue, à capacité nominale, est de 825 tonnes de matières sèches.

La station d’épuration transfrontalière de Wissembourg assure le traitement des eaux usées et pluviales provenant des réseaux de collecte de la Ville de Wissembourg et des collectivités allemandes voisines, Schweigen-Rechtenbach, Schweighoffen et du hameau Saint-Germanshof.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Cette station, de dernière génération, met en avant deux innovations phares :

  • La technique liée au process avec la mise en place de surpresseurs d’airs de type hybride permettant de réaliser des économies d’énergie sur le principal poste de consommation : l’aération.
  • Le pilotage de l’aération avec des sondes de nouvelle technologie (ammonium / nitrates) permet d’optimiser les consommations énergétiques et d’atteindre un excellent niveau de traitement, notamment pour les différentes formes de l’azote.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Le fonctionnement de la station : une station à double file permettant d’assurer la continuité du traitement en cas de grosses interventions.
La Zone de Rejet Végétalisée, créée entre le point de rejet de la station et la Lauter, et qui assure notamment un rôle de biotope.

Chiffres clés

Date de mise en service : octobre 2014
Capacité de traitement : 30 000 équivalents-habitants (35 000 en période de vendange)
Volume journalier d’eaux usées traitées par temps sec : 4 000 à 5 000 m3/jour
Volume journalier d’effluents traitable par temps de pluie : 13 500 m3/jour
Volume des bassins d’aération : 2 x 4 600 m3
Surface des clarificateurs : 2 x 426 m²
2 700 kg de boues brutes traitées à l’heure (à 22% de siccité)
750 tonnes de matière sèche soir environ 3 400 tonnes de boues déshydratées produites annuellement.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cette station : www.step-sdea.fr

Station de traitement de Griesheim-sur-Souffel

Griesheim-sur-Souffel, France

La station de pompage et de traitement de Griesheim-sur-Souffel a été construite dans le but de diversifier/sécuriser la ressource en eau et d’améliorer la qualité de l’eau distribuée aux abonnés en diminuant sensiblement la durée.

Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

En plus d’abaisser les taux de fer et de manganèse, obligation réglementaire, le dispositif permet aussi de diminuer la dureté de l’eau. Puisée en profondeur, cette dernière ne contient aucun micropolluant et quasiment pas de nitrates

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

La décarbonatation : ce traitement consiste à extraire le fer, le manganèse et une partie du calcaire contenus dans l’eau.
La valorisation des sous-produits : le calcaire extrait sous forme liquide des bassins de décantation est déshydraté à l’aide d’un filtre à bandes pour réduire la teneur en eau du produit fini. Ces sous-produits sont utilisés en agriculture où ils servent d’amendement calcique pour les terres acides.
La station a également été conçue pour s’insérer parfaitement dans le paysage, être innovante en matière d’éco-conception et exemplaire au plan environnemental (mise en place de panneaux photovoltaïques, aménagements extérieurs « zéro pesticides »…).

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Le fonctionnement de la station : du pompage à la valorisation des sous-produits, en passant par des étapes clés comme l’aération, la décarbonatation, la filtration ou encore la désinfection.

Chiffres clés

Date de mise en service : juillet 2014
48 communes desservies soit 18 000 abonnés

Ressources :

  • A Griesheim-sur-Souffel : 2 puis de 91 et 96 m de profondeur pour une capacité de 2×600 m3/h
  • A Lampertheim : 3 puis de 45 et 53 m de profondeur pour une capacité de 900 m3/h

Capacité de traitement : 1200 m3/j soit 24 000 m3/j
Sous-produit : 200 mg de calcaire extrait par litre d’eau traitée, soit 1 000 tonnes de produit à épandre annuellement.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cette station : www.youtube.com/watch?v=01cRLflwDGs

Suez Environnement – Station d’épuration de l’Ehn

STEP du Sivom du Bassin de l'Ehn, RD215 entre Krautergersheim et Meistratzheim

La station de traitement des eaux usées du bassin de l’Ehn possède une caractéristique parfaitement locale : le traitement du jus de choucroute. Plus qu’une station d’épuration, elle est avant tout une plateforme environnementale qui transforme son déchet en une énergie renouvelable.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Cette station d’épuration, propose des solutions techniques très performantes :

  • La station décline une filière complète de traitement de l’eau jusqu’à la filtration tertiaire sur Filtrazur qui permet un affinage du traitement avant rejet de l’eau dans « l’Ehn ;
  • Le sécheur thermique innovant qui transforme la boue en un produit à valoriser dans les filières agricoles ou d’incinération;
  • Un traitement des odeurs par l’installation d’une désodorisation exemplaire.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

« Le jus de choucroute » est un liquide acide, très corrosif et riche en matière organique, autrefois problématique, et qui bénéficie aujourd’hui d’un traitement spécifique par méthanisation. La fermentation de ce liquide amène à la production de Biogaz.

Le biogaz issu du traitement des jus de choucroute et celui issu du traitement des boues et des graisses sont mélangés. Le biogaz permet d’alimenter des chaudières et assure les besoins thermiques du site (locaux, séchage des boues, maintien en temps des digesteurs…). L’excédent de cette énergie est réinjecté dans le réseau électrique grâce à une cogénération.

Chiffres clés

Date de mise en service : Octobre 2011
204 500 équivalents-habitants
11 communes desservies, soit 27 000 habitants situés sur les Terres de Sainte Odile.
Les effluents des choucrouteries locales sont l’équivalent de 140 000 habitants
Le territoire réalise 70% de la production nationale de choucroute
Capacité maximum de l’usine : 38 700 m3/j
5464 MWh / an de Biogaz primaire produit (équivalence de la consommation énergétique de 1542 français).
Coût de la station : 23 850 000 HTT

 

AFI’GEO – Messier Bugatti Dowty

1 rue antoine de Saint-exupéry 67120 Molsheim

Traitement de surface « zéro rejet » en aéronautique

Des solutions adaptées
AFIG’EO a en 2013, remis à neuf l’ensemble des installations de traitement des eaux des chaînes de traitement de surface de l’usine du groupe SAFRAN, à Molsheim, avec notamment le remplacement des deux lignes de recyclage des résines. Améliorant la démarche du « zéro rejet » existante, AFIG’EO a simultanément proposé et installé un système de traitement des éluats par électrocoagulation et évapo-concentration, divisant par 10 les coûts de destruction précédents.
«L’avantage de l’électrocoagulation est d’être une technologie plus ‘compacte’ et surtout beaucoup plus efficace qu’un processus physicochimique ; les boues produites sont extrêmement sèches (taux de siccité supérieur à 46%) et leur volume est considérablement réduit».
AFIG’EO à réussi à mener à bien cette modernisation sans arrêter la production du site SAFRAN, grâce à la mise en place de ses propres équipements mobiles de traitement.

 

Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Après audit de la station existante nous avons définit avec le client un cahier des charges pour la remise en état de la station complète et de sa modernisation et amélioration du process.

 

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvres

 

Chiffres clés

20m sur 12 m, hauteur taille d’un local industriel
Date de mise en service : Janvier 2013

La compréhension des différents processus d’autoépuration au sein de la ZRV ainsi que la maitrise des temps de séjour et de l’hydrodynamique de la ZRV devraient permettre de proposer une approche plus globale intégrant la STEP et le milieu récepteur lors de la conception, et d’élaborer une typologie fonctionnelle des ZRV d’autre part.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Les solutions techniques imaginées sont nombreuses, elles comprennent l’instrumentation du site, l’évaluation des flux pollants et du métabolisme de l’oxygène, la réalisation d’un inventaire floristique, la mise en oeuvre de traçages, etc … La méthodologie de suivi mise en place ici s’inscrit dans une approche globale.

 

 

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

La ZRV d’Hannonville-sous-lès-Côtes est constituée d’une petite mare puis d’un cheminement plus étroit avec plusieurs méandres. En sortie, des matériaux grossiers type gravier ont été déposés sur une hauteur de près de 30 cm. Ce dépôt de matériaux grossiers est entièrement noyé ce qui permet à l’ensemble de l’effluent de circuler dans les interstices des graviers déposés. La végétation macrophytique s’est largement développée, sur les berges d’une part et dans le lit de la ZRV d’autre part, et apparait très structurée d’un point écologique et physionomique.
Le développement d’une population de batraciens a été constaté au printemps 2014 sur ce site.

 

Chiffres clés

Date de mise en service : 2013
Surface : environ 1750 m2 (soit 2m2/EH)
Hauteur d’eau : 20 cm < h < 60 cm
Végétation : ZRV initialement plantée

Données de performance

En moyenne, sur les 3 campagnes de mesures déjà réalisées, on constate un léger abattement de la concentration pour les paramètres Pt, NGL et DCO (le rendement calculé sur les concentrations est respectivement de 17%, 21% et 30%). A partir des résultats et des observations issus d’autres sites, on peut penser que l’abattement des polluants va augmenter durant la saison estivale.

Mise au point par l’entreprise suédoise AnoxKaldnes™, cette technologie répond aux exigences des nouvelles usines de traitement des eaux usées urbaines dans une emprise foncière restreinte. En effet, ce procédé traite avec une grande efficacité les polluants carbonés et azotés. Il élimine le risque de foisonnement des bactéries, tout en les rendant plus résistantes aux variations de charge de pollution et aux chocs toxiques. Ainsi, à emprise foncière égale, le procédé MBBR augmente considérablement la capacité de traitement d’une installation tout en réduisant la quantité de boues produites.

Station d’épuration de Strasbourg – La Wantzenau

Route du Glaserswoerth, Strasbourg

Exemples de démarche et de solutions techniques spécifiques à la station d’épuration

1) Optimisation de la boucle énergétique : mise en place d’échangeurs pour récupérer le maximum d’énergie possible; digestion des boues produisant du biogaz. Le Biogaz est utilisé en substitution du fuel dans les chaudières et le four d’incinération et est cogénéré. Le projet en cours a pour objectif de transformer le biogaz en biométhane et de l’injecter dans le réseau gaz, ce qui permettrait d’alimenter 5000 logements BBC. A court terme, les boues seront autothermes et la file boues sera carboneutre.

2) Traitement des retours : Les retours issus de la déshydratation sont très concentrés. Ils sont donc traités sur une unité spécifique, d’une capacité de 60 000 équivalent-habitants, pour ne pas surcharger la station d’épuration. Cette unité est constituée d’un bassin d’anoxie et d’un bassin d’aération pour le traitement biologique, d’une flottation pour extraire les boues produites. Les retours traités sont renvoyés sur la filière de traitement des eaux.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Les savoir-faire à voir sur le site concernent l’ensemble du processus d’épuration des eaux usées et des sous-produits : pré-traitement (3 niveaux de dégrilleurs, dessableurs-dégraisseurs), file eau (décanteurs primaires, bassins d’aération avec traitement de l’azote et du phosphore, clarificateurs), file boues (épaississeurs, digesteurs, centrifugeuses, four d’incinération des boues, traitement des fumées).

Chiffres clés

Station d’épuration à boues activées en aération prolongée
4e station d’épuration en France, capacité de 1 000 000 équivalents habitants, soit 61t de DBO5/jour et une capacité hydraulique de 240 000 m3/j et jusqu’à 380 000m3/j en temps de pluie
81 millions m3 d’eau traités en 2013
Mise en service en 1988, travaux de mise aux normes à compter de 2005
100% de conformité des rejets en eau épurée – 91,2% de rendement tous paramètres confondus
100% de conformité des rejets de fumées d’incinération
99,9% de sous-produits valorisés
1,9 million de m3 de biogaz produits en 2013″

Restauration de la qualité de l’Ostwaldergraben

Entre le 27 et le 29 rue Ambroise Paré 67200 Strasbourg

Suite à une étude de qualité de la rivière, l’Ostwaldergraben s’est révélé être de qualité médiocre (faible biodiversité, présence d’hydrocarbures, de métaux, de pesticides…). Au vu des obligations réglementaires européennes (Directive Cadre sur l’Eau de 2000), la CUS a engagé un programme de restauration et d’amélioration de la qualité physique et chimique de ses cours d’eau, permettant par ailleurs une reconquête de la biodiversité de la faune et la flore y séjournant.

Les grandes étapes pour la restauration de l’Ostwaldergraben en milieu urbain:

  • Création d’un corridor écologique pour rétablir la biodiversité, en particulier le Crapaud vert (deuxième phase à venir),
  • Conception et réalisation de 3 filières de dépollution des eaux pluviales strictes avant rejet dans l’Ostwaldergranen (effectif).

Chaque filière de dépollution comprend :

  • une mare artificielle de sédimentation,
  • un filtre planté de roseaux à écoulement vertical ou horizontal,
  • une mare naturelle constituant le milieu récepteur des eaux traitées.

Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Les techniques proposées pour le traitement des eaux pluviales strictes en milieu urbain constituent le résultat d’un partenariat multi-acteurs et d’une recherche environnementale transversale.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Les solutions techniques mises en œuvre sont rustiques, d’un coût raisonnable pour l’installation et le suivi, s’intègrent bien dans le paysage et constituent un bénéfice écologique sur le long terme pour l’écosystème.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

  • Un savoir-faire pour le suivi de la conception et de la réalisation des ouvrages de dépollution,
  • Un savoir-faire métrologique permettant l’instrumentation des ouvrages de dépollution et ainsi un suivi qualitatif et quantitatif des flux saisonniers de pollution qui y transitent.
  • Un savoir-faire analytique permettant la description du comportement des zones humides artificielles.

Chiffres clés du financement

Le financement global est assuré par : la CUS, l’ENGEES, l’AERM, la ZAEU

  • Travaux (renaturation et ouvrage de dépollution) : 320 000 €
  • Instrumentation et métrologie : 110 000 €
  • Suivi analytique : 50 000 €
  • Ingénierie de suivi (Thèse de Doctorat, temps enseignant-chercheurs) : 450 000 €