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Année de mise en service 1959, 4 groupes turbine Kaplan
Puissance unitaire : 140 MW (milliers de kW), Hauteur de chute : 12,3m
Débit : 1400m3/sec, Production annuelle en 2013 : 758 MWh (millions de kWh)
Mode de gestion au fil de l’eau
Deux sas d’écluses (profondeur 23m, longueur 185m, largeur 12 et 23m)

Passerelle panoramique librement accessible (vision sur la salle des machines de 8h à 19h de mai à septembre, 8h à 17h d’octobre à avril)

 

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Dans le cadre du contrat de délégation signé en 2003, le Service des Eaux de la Ville de Metz a souhaité mettre en place le télérelevé des compteurs d’eau pour la Ville et les 23 communes environnantes. C’est depuis 2008 que les 32 500 compteurs du service sont opérationnels faisant de Metz une ville pionnière dans le déploiement d’un réseau radio fixe permettant le télérelevé des compteurs d’eau. Ce réseau, exploité par m2ocity, l’opérateur de référence en France de réseaux de télérelevé permet de bénéficier de services associés au télérelevé. Ainsi, le suivi automatique des consommations d’eau et les alertes fuite connaissent un franc succès auprès des abonnés, des gestionnaires de bâtiments communaux et des bailleurs sociaux. Par ailleurs, le réseau de télérelevé est utilisé par la Ville de Metz pour d’autres usages: il permet de suivre les consommations en eau mais aussi en énergie de plusieurs bâtiments communaux (COSEC, piscines) ayant fait l’objet de rénovations thermiques. Il a aussi permis de faire remonter les informations des prélocalisateurs de fuites sur le réseau d’eau via le réseau radio pour améliorer le rendement du réseau de la Ville.

Mise au point par l’entreprise suédoise AnoxKaldnes™, cette technologie répond aux exigences des nouvelles usines de traitement des eaux usées urbaines dans une emprise foncière restreinte. En effet, ce procédé traite avec une grande efficacité les polluants carbonés et azotés. Il élimine le risque de foisonnement des bactéries, tout en les rendant plus résistantes aux variations de charge de pollution et aux chocs toxiques. Ainsi, à emprise foncière égale, le procédé MBBR augmente considérablement la capacité de traitement d’une installation tout en réduisant la quantité de boues produites.

Station d’épuration de Strasbourg – La Wantzenau

Route du Glaserswoerth, Strasbourg

Exemples de démarche et de solutions techniques spécifiques à la station d’épuration

1) Optimisation de la boucle énergétique : mise en place d’échangeurs pour récupérer le maximum d’énergie possible; digestion des boues produisant du biogaz. Le Biogaz est utilisé en substitution du fuel dans les chaudières et le four d’incinération et est cogénéré. Le projet en cours a pour objectif de transformer le biogaz en biométhane et de l’injecter dans le réseau gaz, ce qui permettrait d’alimenter 5000 logements BBC. A court terme, les boues seront autothermes et la file boues sera carboneutre.

2) Traitement des retours : Les retours issus de la déshydratation sont très concentrés. Ils sont donc traités sur une unité spécifique, d’une capacité de 60 000 équivalent-habitants, pour ne pas surcharger la station d’épuration. Cette unité est constituée d’un bassin d’anoxie et d’un bassin d’aération pour le traitement biologique, d’une flottation pour extraire les boues produites. Les retours traités sont renvoyés sur la filière de traitement des eaux.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Les savoir-faire à voir sur le site concernent l’ensemble du processus d’épuration des eaux usées et des sous-produits : pré-traitement (3 niveaux de dégrilleurs, dessableurs-dégraisseurs), file eau (décanteurs primaires, bassins d’aération avec traitement de l’azote et du phosphore, clarificateurs), file boues (épaississeurs, digesteurs, centrifugeuses, four d’incinération des boues, traitement des fumées).

Chiffres clés

Station d’épuration à boues activées en aération prolongée
4e station d’épuration en France, capacité de 1 000 000 équivalents habitants, soit 61t de DBO5/jour et une capacité hydraulique de 240 000 m3/j et jusqu’à 380 000m3/j en temps de pluie
81 millions m3 d’eau traités en 2013
Mise en service en 1988, travaux de mise aux normes à compter de 2005
100% de conformité des rejets en eau épurée – 91,2% de rendement tous paramètres confondus
100% de conformité des rejets de fumées d’incinération
99,9% de sous-produits valorisés
1,9 million de m3 de biogaz produits en 2013″

Restauration de la qualité de l’Ostwaldergraben

Entre le 27 et le 29 rue Ambroise Paré 67200 Strasbourg

Suite à une étude de qualité de la rivière, l’Ostwaldergraben s’est révélé être de qualité médiocre (faible biodiversité, présence d’hydrocarbures, de métaux, de pesticides…). Au vu des obligations réglementaires européennes (Directive Cadre sur l’Eau de 2000), la CUS a engagé un programme de restauration et d’amélioration de la qualité physique et chimique de ses cours d’eau, permettant par ailleurs une reconquête de la biodiversité de la faune et la flore y séjournant.

Les grandes étapes pour la restauration de l’Ostwaldergraben en milieu urbain:

  • Création d’un corridor écologique pour rétablir la biodiversité, en particulier le Crapaud vert (deuxième phase à venir),
  • Conception et réalisation de 3 filières de dépollution des eaux pluviales strictes avant rejet dans l’Ostwaldergranen (effectif).

Chaque filière de dépollution comprend :

  • une mare artificielle de sédimentation,
  • un filtre planté de roseaux à écoulement vertical ou horizontal,
  • une mare naturelle constituant le milieu récepteur des eaux traitées.

Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Les techniques proposées pour le traitement des eaux pluviales strictes en milieu urbain constituent le résultat d’un partenariat multi-acteurs et d’une recherche environnementale transversale.

Exemplarité des solutions techniques mises en oeuvre

Les solutions techniques mises en œuvre sont rustiques, d’un coût raisonnable pour l’installation et le suivi, s’intègrent bien dans le paysage et constituent un bénéfice écologique sur le long terme pour l’écosystème.

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

  • Un savoir-faire pour le suivi de la conception et de la réalisation des ouvrages de dépollution,
  • Un savoir-faire métrologique permettant l’instrumentation des ouvrages de dépollution et ainsi un suivi qualitatif et quantitatif des flux saisonniers de pollution qui y transitent.
  • Un savoir-faire analytique permettant la description du comportement des zones humides artificielles.

Chiffres clés du financement

Le financement global est assuré par : la CUS, l’ENGEES, l’AERM, la ZAEU

  • Travaux (renaturation et ouvrage de dépollution) : 320 000 €
  • Instrumentation et métrologie : 110 000 €
  • Suivi analytique : 50 000 €
  • Ingénierie de suivi (Thèse de Doctorat, temps enseignant-chercheurs) : 450 000 €

L’aménagement de la passe à poissons de Strasbourg se situe dans la continuité des réalisations par le Groupe EDF des passes à poissons d’Iffezheim, Gambsheim et Brisach, les mesures environnementales de Kembs et les actions menées avec ses partenaires (« Saumon Rhin », fédérations de pêche et Petite Camargue Alsacienne) pour développer la souche génétique du saumon du Rhin, ainsi que des engagements déjà pris par EDF pour la passe à poissons de Gerstheim.

Le chantier de construction de cette passe à poissons est actuellement en cours, selon des critères écologiques et techniques les plus modernes.

La nouvelle passe à poissons d’EDF à Strasbourg sera constituée :

  • d’une double entrée : une pour les « grands migrateurs » et une pour tous les poissons locaux, avec un débit total de 15m3/sec,
  • et d’une succession de 18 bassins en béton,
  • suivie d’une rivière pseudo-naturelle, longue de 500 mètres, large de 5,5 mètres, et alimentée par un débit de 1,2 m3/seconde,
  • puis d’une nouvelle succession de 18 bassins en béton.

L’ensemble de ces ouvrages permet aux poissons de franchir un dénivelé de 13 mètres.

Fonctionnement : Les poissons sont attirés par le courant. Pour un cours d’eau de la taille du Rhin à Strasbourg, il faut 15 m3/s pour attirer les poissons vers le dispositif.
Une fois qu’ils sont dans les bassins ou la rivière de contournement de l’ouvrage hydroélectrique, un débit de 1,2 m3/s est suffisant pour leur permettre de remonter vers l’amont de l’ouvrage. Il n’est donc pas nécessaire de construire un ouvrage calibré pour 15 m3/s, qui serait démesuré en termes de volume et de coût.
Le débit nécessaire pour attirer les poissons, mais qui ne passe pas dans la rivière, peut donc être turbiné pour produire de l’électricité sans émission de gaz à effet de serre.

Une centrale hydroélectrique d’une puissance de 1,5 MW turbinera l’eau destinée à attirer les poissons vers les entrées de la passe, pour produire de l’électricité. Jusqu’à 13,8 m3/seconde passeront par deux turbines intégrées dans le génie civil de l’ouvrage.

Suivi scientifique : Un local spécifique sera aménagé pour permettre le comptage automatisé des poissons empruntant la passe. Une caméra vidéo se déclenchera automatiquement par détection de mouvement. Les enregistrements seront ensuite analysés.

 

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Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Ampleur du projet et particulièrement la création d’une rivière pseudo-naturelle d’une longueur de 500m
Dispositif d’accueil pour permettre une sensiblisation du grand public

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

Réalisation d’un chantier dans une enceinte exigue

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Génie biologique

Chiffres clés

Première étude de faisabilité lancée en 2008, suivie de l’Avant Projet Sommaire puis de l’Avant Projet Détaillé.
L’ensemble de ces études a été réalisé par l’ingénierie EDF, appuyée par EDF/R&D.

  • Avant Projet Sommaires et Avant Projet Détaillé validés en 2010 et 2011
  • Début de la phase de réalisation : 2012
  • Mise en service prévue en 2015

Budget 15 millions d’Euros, financé à hauteur de 30% par l’Agence de l’Eau Rhin Meuse

Environnement immédiat : L’usine hydroélectrique EDF de Strasbourg a été mise en service en 1970. Elle est équipée de 6 groupes turbines « Bulbe » d’une puissance de 150 MW pour une hauteur de chute de 13,25m. Un barrage de 6 passes (largeur d’une passe 20m)
Les écluses directement attenantes à la centrale et exploitées par EDF disposent de caractéristiques suivantes : un grand sas de L 190 m x l 24 m, un petit sas de L 190 m x l 12 m, une profondeur de 17, 95 m. Un belvédère accessible au public surplombe les sas et permet d’assister aux éclusages.

Production annuelle de l’usine en 2013 : 915 MWh (millions de kWh), gestion au fil de l’eau
Ile du Rohrschollen (partiellement en réserve naturelle nationale)

Dans les espaces visiteurs, le grand public pourra découvrir une exposition sur l’histoire du Rhin, les différents types de passes à poissons et leur construction, ainsi que des vidéos et un aquarium.
Trois grandes baies vitrées donnent sur les bassins de la Passe à Poissons, l’espace muséal se trouvant sous le niveau de l’eau. Le local propose aussi des stations interactives et ludiques pour les enfants.
La découverte des installations se fait uniquement dans le cadre des visites accompagnées avec un animateur à heure fixe (pour les individuels). Pour les groupes, des visites guidées avec des experts sont possibles toute l’année sur rendez-vous individuel.

 

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Le LECE constitue la plateforme de Veolia Eau pour les essais et contrôles industriels des équipements métrologiques des réseaux. Ces équipements, une fois déployés à grande échelle, constituent les briques de base de la gestion intelligente des réseaux d’eau potable. Le LECE dispose d’un retour d’expérience inégalé en matière de contrôle compilé dans une base unique au monde. Le LECE concentre à la fois des bancs d’essais et une expertise dédiée aux protocoles d’étalonnage et de contrôle sur les compteurs d’eau, les équipements de télérelevé et les prélocalisateurs de fuite en réseau. Son activité porte tout aussi bien sur les prototypes, les équipements neufs et les équipements en service. Les équipements visitables sont les suivants :

  • Banc d’étalonnage des compteurs d’eau en service et expertise dédiée aux technologies de comptage : qualification des nouveaux produits, critères de renouvellement des compteurs en service, métrologie légale, réglementation sur le contrôle des compteurs en service et détection des fraudes.
  • Protocoles d’essais et de diagnostic des modules radio équipant les compteurs neufs ou en service ainsi que les équipements radio constituant les réseaux intelligents.
  • Etalonnage en chambre anéchoïque et qualification des performances acoustiques des prélocalisateurs de fuite (prototypes, équipements neufs et en service) s’appuyant sur l’expertise de la propagation acoustique dans les canalisations sujettes aux fuites.

Chiffres clés

  • Laboratoire mis en service en 1976 pour l’activité compteurs, accrédité COFRAC depuis 1998 et étendu en 2009 aux activités ‘télérelevé’ et ‘prélocalisateur acoustique’.
  • Trois salles ‘laboratoires’ dédiées sur une surface au sol de 250 m2 pour l’ensemble des activités
  • Etalonnage de 7000 compteurs (neufs et en service) en 2013.
  • Chambre anéchoïque et enceinte acoustique pour les essais des prélocalisateurs de fuite.

Créé en 1998, Le centre service client (CSC) de Veolia Eau dans la région Est est un centre de relation client dédié aux métiers de l’eau et de l’assainissement et de la clientèle pour le Grand Est. Il est composé d’un plateau technique qui permet de traiter les 250 000 appels annuels des 445 000 abonnés aux services des eaux de la région qui ont été confiés à Veolia et de répondre aux questions sur les abonnements, le site internet, les historiques de consommation, les factures, les déménagements, les alertes fuites. Le CSC de Metz dispose également d’une équipe dédiée au traitement des réclamations des clients. Il est constitué de 30 conseillers clientèle qui traitent 1 000 appels par jour en moyenne (pointe à 1700), répondent à 10 000 courriels par an et 105 000 courriers. Les conseillers présents sur le site sont spécialisés et peuvent dépêcher des moyens d’intervention sur le terrain à partir des dossiers clients. C’est un maillon essentiel du service à l’usager du service public de l’eau potable qui est assez rarement mis en avant. Le Centre Service Client de VEOLIA EAU Région Est a remporté trois années de suite les Trophées de la Relation Client du Grand Est. Les outils informatiques utilisés par le CSC sont pour la plupart des outils propriété de Veolia.

La centrale expérimentale de Soultz-sous-Forêts est l’unique projet pilote existant aujourd’hui sur le territoire français en géopthermie profonde. Les résultats scientifiques actuels (et à venir) grâce à ce projet sont nombreux pour le développement de la filière Geothermie en bassin d’effondrement. Le projet consiste à developper l’exploitation d’une ressource d’eau géothermale quicircule en convection dans le socle granitique naturellement fracturé. Cette technologie baptisée EGS (Enhanced Geothermal System) en maturation scientifique et industrielle est unique en France à l’heure actuelle

Les aboutissements du projet pilote de Soultz-sous-Forêts en termes de déploiement industriel sont déjà effectifs. Le groupe ES et sa filiale ESG ont appliqué les résultats de ces recherches au développement du 1er projet industriel en France, le Projet ecoGI, qui valorisqe la chaleur obtenue par l’exctraction d’eau géothermale, à destination d’un Industriel pendant 8 000 heures par an. Un système d’échangeurs thermiques permet en effet de prélever les calories sur cette eau à 165 ° et la réinjecter immédiatement dans son milieu naturel.

ÉS Géothermie,filiale du Groupe ES, a ainsi pu bénéficier, grâce au site de Soultz-sous-Forêts, d’un savoir faire unique qui a permis de valider les hypothèses thermiques, relever les défis scientifiques et asseoir les moyens techniques nécessaires à l’exploitation et les mettre à profit des nouveaux projets en étude actuellement sur le périmètre alsacien voire d’autres pays d’Europe.

1997 / Première boucle géothermale mondiale activée – 4 forages de 3500 m de profondeur – production électrique avec une puissance électrique installée de 1,5 Mwé – Mise en fonctionnement en 2008.