EDF

Année de mise en service 1959, 4 groupes turbine Kaplan
Puissance unitaire : 140 MW (milliers de kW), Hauteur de chute : 12,3m
Débit : 1400m3/sec, Production annuelle en 2013 : 758 MWh (millions de kWh)
Mode de gestion au fil de l’eau
Deux sas d’écluses (profondeur 23m, longueur 185m, largeur 12 et 23m)

Passerelle panoramique librement accessible (vision sur la salle des machines de 8h à 19h de mai à septembre, 8h à 17h d’octobre à avril)

 

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L’aménagement de la passe à poissons de Strasbourg se situe dans la continuité des réalisations par le Groupe EDF des passes à poissons d’Iffezheim, Gambsheim et Brisach, les mesures environnementales de Kembs et les actions menées avec ses partenaires (« Saumon Rhin », fédérations de pêche et Petite Camargue Alsacienne) pour développer la souche génétique du saumon du Rhin, ainsi que des engagements déjà pris par EDF pour la passe à poissons de Gerstheim.

Le chantier de construction de cette passe à poissons est actuellement en cours, selon des critères écologiques et techniques les plus modernes.

La nouvelle passe à poissons d’EDF à Strasbourg sera constituée :

  • d’une double entrée : une pour les « grands migrateurs » et une pour tous les poissons locaux, avec un débit total de 15m3/sec,
  • et d’une succession de 18 bassins en béton,
  • suivie d’une rivière pseudo-naturelle, longue de 500 mètres, large de 5,5 mètres, et alimentée par un débit de 1,2 m3/seconde,
  • puis d’une nouvelle succession de 18 bassins en béton.

L’ensemble de ces ouvrages permet aux poissons de franchir un dénivelé de 13 mètres.

Fonctionnement : Les poissons sont attirés par le courant. Pour un cours d’eau de la taille du Rhin à Strasbourg, il faut 15 m3/s pour attirer les poissons vers le dispositif.
Une fois qu’ils sont dans les bassins ou la rivière de contournement de l’ouvrage hydroélectrique, un débit de 1,2 m3/s est suffisant pour leur permettre de remonter vers l’amont de l’ouvrage. Il n’est donc pas nécessaire de construire un ouvrage calibré pour 15 m3/s, qui serait démesuré en termes de volume et de coût.
Le débit nécessaire pour attirer les poissons, mais qui ne passe pas dans la rivière, peut donc être turbiné pour produire de l’électricité sans émission de gaz à effet de serre.

Une centrale hydroélectrique d’une puissance de 1,5 MW turbinera l’eau destinée à attirer les poissons vers les entrées de la passe, pour produire de l’électricité. Jusqu’à 13,8 m3/seconde passeront par deux turbines intégrées dans le génie civil de l’ouvrage.

Suivi scientifique : Un local spécifique sera aménagé pour permettre le comptage automatisé des poissons empruntant la passe. Une caméra vidéo se déclenchera automatiquement par détection de mouvement. Les enregistrements seront ensuite analysés.

 

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Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Ampleur du projet et particulièrement la création d’une rivière pseudo-naturelle d’une longueur de 500m
Dispositif d’accueil pour permettre une sensiblisation du grand public

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

Réalisation d’un chantier dans une enceinte exigue

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Génie biologique

Chiffres clés

Première étude de faisabilité lancée en 2008, suivie de l’Avant Projet Sommaire puis de l’Avant Projet Détaillé.
L’ensemble de ces études a été réalisé par l’ingénierie EDF, appuyée par EDF/R&D.

  • Avant Projet Sommaires et Avant Projet Détaillé validés en 2010 et 2011
  • Début de la phase de réalisation : 2012
  • Mise en service prévue en 2015

Budget 15 millions d’Euros, financé à hauteur de 30% par l’Agence de l’Eau Rhin Meuse

Environnement immédiat : L’usine hydroélectrique EDF de Strasbourg a été mise en service en 1970. Elle est équipée de 6 groupes turbines « Bulbe » d’une puissance de 150 MW pour une hauteur de chute de 13,25m. Un barrage de 6 passes (largeur d’une passe 20m)
Les écluses directement attenantes à la centrale et exploitées par EDF disposent de caractéristiques suivantes : un grand sas de L 190 m x l 24 m, un petit sas de L 190 m x l 12 m, une profondeur de 17, 95 m. Un belvédère accessible au public surplombe les sas et permet d’assister aux éclusages.

Production annuelle de l’usine en 2013 : 915 MWh (millions de kWh), gestion au fil de l’eau
Ile du Rohrschollen (partiellement en réserve naturelle nationale)

Dans les espaces visiteurs, le grand public pourra découvrir une exposition sur l’histoire du Rhin, les différents types de passes à poissons et leur construction, ainsi que des vidéos et un aquarium.
Trois grandes baies vitrées donnent sur les bassins de la Passe à Poissons, l’espace muséal se trouvant sous le niveau de l’eau. Le local propose aussi des stations interactives et ludiques pour les enfants.
La découverte des installations se fait uniquement dans le cadre des visites accompagnées avec un animateur à heure fixe (pour les individuels). Pour les groupes, des visites guidées avec des experts sont possibles toute l’année sur rendez-vous individuel.

 

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La centrale expérimentale de Soultz-sous-Forêts est l’unique projet pilote existant aujourd’hui sur le territoire français en géopthermie profonde. Les résultats scientifiques actuels (et à venir) grâce à ce projet sont nombreux pour le développement de la filière Geothermie en bassin d’effondrement. Le projet consiste à developper l’exploitation d’une ressource d’eau géothermale quicircule en convection dans le socle granitique naturellement fracturé. Cette technologie baptisée EGS (Enhanced Geothermal System) en maturation scientifique et industrielle est unique en France à l’heure actuelle

Les aboutissements du projet pilote de Soultz-sous-Forêts en termes de déploiement industriel sont déjà effectifs. Le groupe ES et sa filiale ESG ont appliqué les résultats de ces recherches au développement du 1er projet industriel en France, le Projet ecoGI, qui valorisqe la chaleur obtenue par l’exctraction d’eau géothermale, à destination d’un Industriel pendant 8 000 heures par an. Un système d’échangeurs thermiques permet en effet de prélever les calories sur cette eau à 165 ° et la réinjecter immédiatement dans son milieu naturel.

ÉS Géothermie,filiale du Groupe ES, a ainsi pu bénéficier, grâce au site de Soultz-sous-Forêts, d’un savoir faire unique qui a permis de valider les hypothèses thermiques, relever les défis scientifiques et asseoir les moyens techniques nécessaires à l’exploitation et les mettre à profit des nouveaux projets en étude actuellement sur le périmètre alsacien voire d’autres pays d’Europe.

1997 / Première boucle géothermale mondiale activée – 4 forages de 3500 m de profondeur – production électrique avec une puissance électrique installée de 1,5 Mwé – Mise en fonctionnement en 2008.

Situé dans le sud du Haut-Rhin, à l’aval immédiat du port de Bâle, l’aménagement hydroélectrique EDF de Kembs, premier à avoir été mis en service sur le Rhin, comprend un barrage, des écluses et une centrale hydroélectrique. Le barrage de Kembs marque l’origine de l’île du Rhin, comprise entre les rives du Vieux Rhin et du Grand Canal d’Alsace. Celui-ci alimente en eau 3 autres centrales jusqu’à Vogelgrun et permet la navigation 24h/24 et 7j/7 grâce aux écluses exploitées par EDF. La centrale, équipée de groupes turbines verticaux, participe, avec les 9 autres usines hydroélectriques du Rhin, à la production de plus de 8 milliards de kWh annuels d’électricité, sans émission de CO2. Elle abrite également le Centre de Conduite Hydraulique du Rhin qui pilote l’exploitation de la chaîne des centrales du Rhin.

Actuellement, dans le cadre de la nouvelle concession entrée en vigueur fin 2010, EDF mène les travaux d’un important projet de préservation des écosystèmes du Rhin qui s’articule autour de cinq mesures.

  1. L’augmentation significative, et déjà effective, dans le Vieux Rhin, du débit minimum nécessaire à la vie aquatique, appelé le « débit réservé ».
  2. Le rétablissement d’apport naturels de graviers dans le lit du Vieux Rhin, indispensable au développement de la vie piscicole et de la végétation alluviale, par la mise en œuvre d’un procédé d’érosion maîtrisée des berges : une 1ère européenne.
  3. La réalisation de 3 ouvrages pour favoriser la circulation des espèces : une passe à poissons sous la forme d’une rivière pseudo-naturelle à l’aval direct de la centrale a déjà été mise en service ; une autre est en cours de réalisation au barrage où il est également prévu une passe à castors.
  4. La renaturation de 100 hectares de milieux naturels humides sur l’île du Rhin, incluant la restauration d’un ancien bras de rivière de 7 kilomètres dans le périmètre de la Réserve Naturelle PCA,
  5. La construction d’une petite centrale entre le Rhin et le Grand Canal pour turbiner une partie du débit réservé du Vieux Rhin et générer le débit d’attrait nécessaire à sa passe à poissons.

 

Exemplarité de la démarche mise en œuvre

Parmi les nombreux et ambitieux objectifs écologiques du bras renaturé (4e point évoqué ci-dessus) : connexion biologique, création de zones de reproduction et de grossissement notamment pour les grands salmonidés, création de nouveaux milieux permettant le retour d’invertébrés aquatiques et terrestres liés aux milieux alluviaux, création de peuplements macrophytiques et hélophytiques de qualité, restauration d’habitats permettant le maintien ou le retour de certaines espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères, etc.

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

  • Prise en compte du caractère sensible du milieu (une partie des travaux dans le périmètre de la Réserve Naturelle Nationale de la Petite Camargue Alsacienne)
  • Rampe de franchissement piscicole en enrochements et protection de berges en lit de plants et plançons

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

  • Génie biologique
  • Valorisation écologique sur site de tous les déblais

Chiffres clés

  • Aménagement mis en service en 1932
  • 6 groupes turbines verticaux qui développent une puissance totale de 160 MW
  • Barrage à 5 passes de 30m de large chacune pour une hauteur de chute de 14,20 m
  • Le Grand Canal d’Alsace : 52 km de long pour une profondeur comprise entre 9 et 12m et une largeur variant de 135 à 150 m
  • Ecluses : 2 sas de 25m de large, d’une longueur respective de 190 m et 183m, pour une profondeur de 20,50 m.
  • Nouvelle petite centrale : 2 groupes totalisant 8,4 MW
  • Renaturation de l’Ile du Rhin sur plus de 100 hectares de terrains et de forêt
  • Restauration de cours d’eau de 7 km à 7 m3/s