Milieu naturel

L’aménagement de la passe à poissons de Strasbourg se situe dans la continuité des réalisations par le Groupe EDF des passes à poissons d’Iffezheim, Gambsheim et Brisach, les mesures environnementales de Kembs et les actions menées avec ses partenaires (« Saumon Rhin », fédérations de pêche et Petite Camargue Alsacienne) pour développer la souche génétique du saumon du Rhin, ainsi que des engagements déjà pris par EDF pour la passe à poissons de Gerstheim.

Le chantier de construction de cette passe à poissons est actuellement en cours, selon des critères écologiques et techniques les plus modernes.

La nouvelle passe à poissons d’EDF à Strasbourg sera constituée :

  • d’une double entrée : une pour les « grands migrateurs » et une pour tous les poissons locaux, avec un débit total de 15m3/sec,
  • et d’une succession de 18 bassins en béton,
  • suivie d’une rivière pseudo-naturelle, longue de 500 mètres, large de 5,5 mètres, et alimentée par un débit de 1,2 m3/seconde,
  • puis d’une nouvelle succession de 18 bassins en béton.

L’ensemble de ces ouvrages permet aux poissons de franchir un dénivelé de 13 mètres.

Fonctionnement : Les poissons sont attirés par le courant. Pour un cours d’eau de la taille du Rhin à Strasbourg, il faut 15 m3/s pour attirer les poissons vers le dispositif.
Une fois qu’ils sont dans les bassins ou la rivière de contournement de l’ouvrage hydroélectrique, un débit de 1,2 m3/s est suffisant pour leur permettre de remonter vers l’amont de l’ouvrage. Il n’est donc pas nécessaire de construire un ouvrage calibré pour 15 m3/s, qui serait démesuré en termes de volume et de coût.
Le débit nécessaire pour attirer les poissons, mais qui ne passe pas dans la rivière, peut donc être turbiné pour produire de l’électricité sans émission de gaz à effet de serre.

Une centrale hydroélectrique d’une puissance de 1,5 MW turbinera l’eau destinée à attirer les poissons vers les entrées de la passe, pour produire de l’électricité. Jusqu’à 13,8 m3/seconde passeront par deux turbines intégrées dans le génie civil de l’ouvrage.

Suivi scientifique : Un local spécifique sera aménagé pour permettre le comptage automatisé des poissons empruntant la passe. Une caméra vidéo se déclenchera automatiquement par détection de mouvement. Les enregistrements seront ensuite analysés.

 

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Exemplarité de la démarche mise en oeuvre

Ampleur du projet et particulièrement la création d’une rivière pseudo-naturelle d’une longueur de 500m
Dispositif d’accueil pour permettre une sensiblisation du grand public

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

Réalisation d’un chantier dans une enceinte exigue

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

Génie biologique

Chiffres clés

Première étude de faisabilité lancée en 2008, suivie de l’Avant Projet Sommaire puis de l’Avant Projet Détaillé.
L’ensemble de ces études a été réalisé par l’ingénierie EDF, appuyée par EDF/R&D.

  • Avant Projet Sommaires et Avant Projet Détaillé validés en 2010 et 2011
  • Début de la phase de réalisation : 2012
  • Mise en service prévue en 2015

Budget 15 millions d’Euros, financé à hauteur de 30% par l’Agence de l’Eau Rhin Meuse

Environnement immédiat : L’usine hydroélectrique EDF de Strasbourg a été mise en service en 1970. Elle est équipée de 6 groupes turbines « Bulbe » d’une puissance de 150 MW pour une hauteur de chute de 13,25m. Un barrage de 6 passes (largeur d’une passe 20m)
Les écluses directement attenantes à la centrale et exploitées par EDF disposent de caractéristiques suivantes : un grand sas de L 190 m x l 24 m, un petit sas de L 190 m x l 12 m, une profondeur de 17, 95 m. Un belvédère accessible au public surplombe les sas et permet d’assister aux éclusages.

Production annuelle de l’usine en 2013 : 915 MWh (millions de kWh), gestion au fil de l’eau
Ile du Rohrschollen (partiellement en réserve naturelle nationale)

Dans les espaces visiteurs, le grand public pourra découvrir une exposition sur l’histoire du Rhin, les différents types de passes à poissons et leur construction, ainsi que des vidéos et un aquarium.
Trois grandes baies vitrées donnent sur les bassins de la Passe à Poissons, l’espace muséal se trouvant sous le niveau de l’eau. Le local propose aussi des stations interactives et ludiques pour les enfants.
La découverte des installations se fait uniquement dans le cadre des visites accompagnées avec un animateur à heure fixe (pour les individuels). Pour les groupes, des visites guidées avec des experts sont possibles toute l’année sur rendez-vous individuel.

 

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L’abandon des usages de l’eau associés au barrage Voelckel ainsi que l’importance de l’aléa inondation du site ont motivé un réaménagement complet du site dans l’objectif d’améliorer la continuité écologique du cours d’eau, gérer la répartition des écoulements, en crue comme en étiage, et améliorer la qualité de l’eau.

La solution mise en oeuvre est particulièrement innovante dans le sens où le principe retenu a été de détourner l’ensemble du lit principal de la rivière pour contourner l’ancien barrage en pierre de taille (patrimoine historique que la collectivité a souhaité conserver). L’aménagement a donc permis de reconstituer une portion complète de rivière, fonctionnelle et parfaitement franchissable par l’ensemble de la faune bentique, tout en conservant partiellement l’effet de retenue de l’ancien ouvrage pour l’alimentation d’un bras secondaire.
Création d’une rivière de contournement du barrage d’un linéaire de 160 m. Deux rampes en enrochements périodiques assurent la parfaite continuité écologique de la rivière dans son ensemble.
Observation d’un dispositif de franchissement piscicole en enrochements périodiques, stabilisation du lit avec des techniques minérales et végétales, consolidation des berges par implantation d’arbres et d’arbustes
Travaux effectués en 2010. Le montant investi dans ce projet est de 131 000€.

Situé dans le sud du Haut-Rhin, à l’aval immédiat du port de Bâle, l’aménagement hydroélectrique EDF de Kembs, premier à avoir été mis en service sur le Rhin, comprend un barrage, des écluses et une centrale hydroélectrique. Le barrage de Kembs marque l’origine de l’île du Rhin, comprise entre les rives du Vieux Rhin et du Grand Canal d’Alsace. Celui-ci alimente en eau 3 autres centrales jusqu’à Vogelgrun et permet la navigation 24h/24 et 7j/7 grâce aux écluses exploitées par EDF. La centrale, équipée de groupes turbines verticaux, participe, avec les 9 autres usines hydroélectriques du Rhin, à la production de plus de 8 milliards de kWh annuels d’électricité, sans émission de CO2. Elle abrite également le Centre de Conduite Hydraulique du Rhin qui pilote l’exploitation de la chaîne des centrales du Rhin.

Actuellement, dans le cadre de la nouvelle concession entrée en vigueur fin 2010, EDF mène les travaux d’un important projet de préservation des écosystèmes du Rhin qui s’articule autour de cinq mesures.

  1. L’augmentation significative, et déjà effective, dans le Vieux Rhin, du débit minimum nécessaire à la vie aquatique, appelé le « débit réservé ».
  2. Le rétablissement d’apport naturels de graviers dans le lit du Vieux Rhin, indispensable au développement de la vie piscicole et de la végétation alluviale, par la mise en œuvre d’un procédé d’érosion maîtrisée des berges : une 1ère européenne.
  3. La réalisation de 3 ouvrages pour favoriser la circulation des espèces : une passe à poissons sous la forme d’une rivière pseudo-naturelle à l’aval direct de la centrale a déjà été mise en service ; une autre est en cours de réalisation au barrage où il est également prévu une passe à castors.
  4. La renaturation de 100 hectares de milieux naturels humides sur l’île du Rhin, incluant la restauration d’un ancien bras de rivière de 7 kilomètres dans le périmètre de la Réserve Naturelle PCA,
  5. La construction d’une petite centrale entre le Rhin et le Grand Canal pour turbiner une partie du débit réservé du Vieux Rhin et générer le débit d’attrait nécessaire à sa passe à poissons.

 

Exemplarité de la démarche mise en œuvre

Parmi les nombreux et ambitieux objectifs écologiques du bras renaturé (4e point évoqué ci-dessus) : connexion biologique, création de zones de reproduction et de grossissement notamment pour les grands salmonidés, création de nouveaux milieux permettant le retour d’invertébrés aquatiques et terrestres liés aux milieux alluviaux, création de peuplements macrophytiques et hélophytiques de qualité, restauration d’habitats permettant le maintien ou le retour de certaines espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères, etc.

Exemplarité des solutions techniques mises en œuvre

  • Prise en compte du caractère sensible du milieu (une partie des travaux dans le périmètre de la Réserve Naturelle Nationale de la Petite Camargue Alsacienne)
  • Rampe de franchissement piscicole en enrochements et protection de berges en lit de plants et plançons

Résumé des savoir-faire à voir sur le site

  • Génie biologique
  • Valorisation écologique sur site de tous les déblais

Chiffres clés

  • Aménagement mis en service en 1932
  • 6 groupes turbines verticaux qui développent une puissance totale de 160 MW
  • Barrage à 5 passes de 30m de large chacune pour une hauteur de chute de 14,20 m
  • Le Grand Canal d’Alsace : 52 km de long pour une profondeur comprise entre 9 et 12m et une largeur variant de 135 à 150 m
  • Ecluses : 2 sas de 25m de large, d’une longueur respective de 190 m et 183m, pour une profondeur de 20,50 m.
  • Nouvelle petite centrale : 2 groupes totalisant 8,4 MW
  • Renaturation de l’Ile du Rhin sur plus de 100 hectares de terrains et de forêt
  • Restauration de cours d’eau de 7 km à 7 m3/s

Aménagement de la vallée de la Rosselle

De Saint Avold à Petite Rosselle

Le programme de renaturation de la Rosselle a été lancé en 2006 et doit permettre de restaurer les berges et le lit majeur de la vallée de la Rosselle. La Rosselle ayant été considérée comme le cours d’eau plus pollué d’europe compte tenu de la fotre pression pendant l’exploitation minière du charbon.

La renaturation concerne la Rosselle de Saint Avold jusqu’à la frontière Allemande à Petite Rosselle.
Elle doit permettre de rendre à la Rosselle une dynamique plus naturelle et retrouver des berges en bon état écologique
Les travaux sont essentiellement à base de technique végétales, de retrait de seuils, de remblais, de création de zones humides,…
Les travaux sont en cours depuis 2007 et continuent,… le montant investi est de l’ordre de 3 millions d’euros

Aménagement de la Bruche

Avolsheim - Wolxheim

La Bruche, affluent majeur de la rivière Ill avant sa confluence avec le Rhin, présente des habitats aquatiques reconnus comme particulièrement propice à la reproduction des grands migrateurs amphibiotiques (Saumon atlantique, Lamproie marine et Truite de mer). L’accès aux zones de frai pour ces espèces est cependant rendu quasi-impossible en lien avec la présence de 3 ouvrages hydrauliques majeurs verrouillant la totalité du bassin versant. Dans ce contexte, la communauté des communes de Molsheim-Mutzig a engagé un projet ambitieux de restauration de la continuité piscicole à la fin des années 2000.
Les barrages de Molsheim, Mutzig et Avolsheim-Wolxheim ont ainsi été équipés de passes à poissons dont le plus emblématique est la rivière artificielle de contournement du barrage d’Avolsheim (réalisée en 2010).
La création d’une rivière de contournement était la solution la plus adaptée pour ce site. Son linéaire s’étend sur 135 m avec une succession de 18 seuils en enrochements liés. Des murs de soutènement ainsi que des enrochements on été disposés afin de consolider les berges le long de la rivière de contournement.
Le montant investi dans ce projet est de 230 900€

Artificialisation du lit du Kleinbach par des dalles de bétons, à l’origine de sévères dysfonctionnements hydrobiologiques. Cette renaturation a permis de revaloriser le patrimoine d’Herrlisheim en conciliant enjeux écologiques et prévention des crues.

Programme de renaturation du lit et des berges en concertation avec un architecte paysagiste et mise en place de digues pour la protection des crues.

Reconstitution du lit (lit graveleux), restauration des berges en génie végétal, protection contre les crues (modélisation hydraulique et dimensionnement des digues), variations de faciès (rétrecissement et élargissement du lit) et stabilisation du lit par micro-seuils.

Projet débuté en 2007, fin des travaux en 2010. Le montant investi dans ce projet est de 2 M€ HT.

La restauration de la Chiers dans la traversée de Longwy, est une opération de grande envergure, car elle vise la mise à ciel ouvert de plusieurs centaines de mètres de rivière totalement canalisée dans l’hyper centre de la ville. Les contraintes urbaines sont fortes, mais l’enjeu paysager et sociologique extrêmement ambitieux, car c’est tout l’environnement urbain du centre-ville qui doit être repensé pour faire place à la rivière en tant que milieu vivant et intégré dans le tissu urbain. Les opérations de découverture de rivière sont encore très rares en France, et cette opération peut réellement être considérée comme pilote au niveau national. ARTELIA a constitué une équipe pluridisciplinaire pour répondre à l’ensemble des problématiques, hydraulique, géotechnique et génie-civil, urbanisme et communication.